• Chapitre 15 - Tu vas me manquer...

    28 décembre 1971

    Cher Journal,

    Depuis quelques jours, je ne t'ai pas écris, c'est vrai, mais après ce qui s'est passé... Je ne savais pas quoi faire, je n'avais pas envie d'écrire, j'étais à la fois triste, et perdu... Le 24 décembre au soir, il s'est passé quelque chose, que personne ne pouvait prédire. La voiture dans la quel se trouvait Mr.Forestiers et Mademoiselle Marilyn avait percutait un autre voiture. 

    Mademoiselle Marilyn a réussi à survivre, elle est en ce moment même à l'hôpital, en soin intensive, malheureusement pour la famille Forestiers, Mr.Forestiers n'a pas peu tenir le coup, il est mort sur le coup... Madame Forestiers quand à elle, ne sort plus de sa chambre, elle ne mange plus, elle ne parle plus, on dirait une statue, je la voit parfois sur le rebord de sa fenêtre en train de pleurer, elle regarde le ciel... Peut - être attend - t - elle son tour ? Quand à Mademoiselle Juliette, je vais souvent avec elle, voir sa sœur... C'est vrai que Mademoiselle Marilyn a toujours été dur avec moi, mais elle reste quand même la sœur de Mademoiselle Juliette, et je sais qu'elle tient beaucoup à elle. 

     

    Monsieur Nathaniel, vient souvent me parler, il sait qu'il va bientôt perdre sa fiancé, Mademoiselle Marilyn n'a pas beaucoup de chance de s'en sortir, Mademoiselle Juliette ne le sait pas, mais c'est peut - être mieux pour elle... Quand à moi, je ne sais pas quoi répondre, je parle avec Monsieur Nathaniel pour lui faire oublier que Mademoiselle Marilyn va s'en doute bientôt mourir aussi, je passe souvent chez Madame, pour lui dire qu'il serait plus raisonnable de manger un peu, je pense que je suis la seule à qui elle répond encore, quand à Mademoiselle Juliette, je passe beaucoup de temps avec elle, entre allez à l'hôpital, allez sur la tombe de son père, je sens qu'elle commence un peu à mourir au fond d'elle. Sa bonne humeur me manque beaucoup, mais où elle passait son beau sourire ? Je l'a comprends, je sais que c'est dur de perdre un être cher à notre cœur...

    Je me demande...Si tout ça ne s'est pas passé de cette manière...Est - ce que nous vivrons dans ce désespoir qui nous ronge petit à petit, parfois aussi... Je me demande... si ce n'est pas moi qui porte la poisse, et la malchance. Je pleurs au fond de moi, je suis tellement désolé, tellement, je serai capable de tout, pour que le passé, le passé soit de nouveau là...

     

    A bientôt cher Journal,

    Lucy Handerman


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